Guinsaga, un seinen bien médiocre

Publié le par Kao_Fan

Dans Guinsaga, Kaoru Kurimoto et Hajime Sawada nous entrainent sur les traces de deux jeunes héritiers fugitifs, entreprenant une quête épique afin de reconquérir leur royaume. Une histoire somme toute banale qui n’apporte rien de nouveau au genre du seinen 1.


Titre :
Guisaga
Auteur :
Kaoru Kurimoto / Hajime Sawada
Genre :
Seinen
Année de parution :
2009
Editeur Japonais :
 
Editeur Français :
Asuka
Nombre de volumes :
4
Etat de la série :
Série en cours



Jumeaux et de sang royal, Linda et Rémus – ne voyez ici aucune allusion comique de la part des auteurs – assistent à la mort de leurs parents : les souverains de Paroh. Ils fuient en hâte leur cité dévastée par l’armée peu scrupuleuse d’un général. Poursuivis à travers la forêt, un étrange personnage mi-homme, mi-bête les sauve d’une mort certaine. Mais la trêve est de courte durée, les mercenaires du comte noir capturent les trois fuyards. Atteint par la peste noire, ce dernier recherche un mystérieux pouvoir.

 

Kaoru Kurimoto et Hajime Sawada créent un seinen où le surnaturel et l’héroïc fantasy occupent une place de choix. Dans Guinsaga, les références au monde de Tolkien ne manquent pas, même si l’effet est loin d’être satisfaisant. Bêtes difformes, forêt effrayante, les différents clans du pays s’affrontent à travers des tueries sanglantes. Les visages mutilés et les corps décapités poussent la violence de ce manga à son paroxysme.

 

Au centre de cette intrigue, les deux personnages principaux s’opposent inexorablement malgré leur gémellité. Rémus est incapable de porter la couronne. Peureux et pleurnichard, il se repose continuellement sur sa sœur dont la détermination et la témérité font, de cette dernière, le dominant de ce duo. Qui plus est, Linda possède le pouvoir de prédire l’avenir. Quant à Guin, affublé d’un corps d’homme et d’une tête de léopard, sa force herculéenne n’a d’égal que son courage, bien que son amnésie sème le doute sur ses véritables intentions.

 

Une intrigue maladroite, des personnages trop nombreux… Le lecteur se perd inévitablement dans Guinsaga. À travers les multiples clans, on a du mal à discerner les intentions de chacun et leur place au sein de l’histoire. La suite de la série permettra peut-être de clarifier certaines choses. Quoi qu’il en soit, le design de qualité respectable ne permet pas de relever le niveau de cette série sans grand intérêt.

 

Guinsaga, tome 1 dessins et scénario de Kaoru Kurimoto et Hajime Sawada, éditions Asuka
Crédit photographique : Kaoru Kurimoto et Hajime Sawada

  1. Manga destiné à un lectorat masculin plutôt mature.
Tout ou partie de ce texte fut originellement publié sur Culturofil.
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K
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